Titre : Comme une enfant soudain cassée
Auteur :
anadyomede
Jour/Thème : 24 janvier - Les crânes hurleurs
Fandom : Everworld
Personnage : April
Raiting : PG
Disclaimer : Tout appartient à K. A. Applegate
Participation au vote de fin de mois : Non
Note : Et il y a aussi mon crâne qui hurle, en ce moment.
J’ai prié.
Comme une enfant un peu paumée, une enfant soudain cassée, j’ai prié, mais mes dents se cognent, et j’ai pleuré peut-être encore.
Trois choses alors se sont réalisées : la terreur, d’abord. La terreur dans mon ventre. Sinueuse, la vieille petite peur qui se réveille soudain, forte de son sommeil, et qui écrase tout l’estomac. Elle cherche la gorge et je serre les poings. La foi ensuite, la foi qui force mes lèvres, celle qui me tient depuis si longtemps, avec ses mots qui glissent tendrement. Je respire. Et le doute enfin. Le doute hurlant, méprisant, pourquoi tu pries, April, qui trace sa route en riant, personne ne vient, tu le vois bien.
Un peu plus et mes os explosent. Il y a des crânes à mes pieds. Je ne sais pas exactement à quel moment je l’ai remarqué, je ne sais pas comment je fais encore pour avancer. Des crânes hurleurs, mes pieds cognent un nez, ils s’enfoncent dans une plaie béante, mais je suis incapable de m’arrêter.
J’ai prié.
Et puis j’ai douté, juste un peu, petite pécheresse, alors j’ai prié plus fort, et derrière moi Jalil a dû penser que c’était une réaction bien folle. J’ai gardé la gorge sèche tout le long.
Je ne maîtrise rien à Everworld. Christopher se rattache à son rire, Jalil à sa science et David à son héroïsme mais moi je ne veux rien de tout ça, je ne veux pas m’y faire, je ne veux pas un seul mort, je ne veux pas de sang sur mes mains ni de crânes en guise de pavés dans la demeure de Hel. Je hais la magie, cette magie affreuse qui assassine le monde, je veux mon Dieu, je veux ma Bible, mes grands principes, mes beaux principes, et puis les sourires, ceux qui sortent du ventre, qui éclaboussent les scènes.
Mais petite folle, je marche sur des hommes, je marche, mon Dieu, je suis Hel avec l’envie de vomir, et j’ai prié, prié, prié mais il ne s’est rien passé et je crois que de ma vie, je ne me suis jamais sentie si impuissante.
Auteur :
Jour/Thème : 24 janvier - Les crânes hurleurs
Fandom : Everworld
Personnage : April
Raiting : PG
Disclaimer : Tout appartient à K. A. Applegate
Participation au vote de fin de mois : Non
Note : Et il y a aussi mon crâne qui hurle, en ce moment.
J’ai prié.
Comme une enfant un peu paumée, une enfant soudain cassée, j’ai prié, mais mes dents se cognent, et j’ai pleuré peut-être encore.
Trois choses alors se sont réalisées : la terreur, d’abord. La terreur dans mon ventre. Sinueuse, la vieille petite peur qui se réveille soudain, forte de son sommeil, et qui écrase tout l’estomac. Elle cherche la gorge et je serre les poings. La foi ensuite, la foi qui force mes lèvres, celle qui me tient depuis si longtemps, avec ses mots qui glissent tendrement. Je respire. Et le doute enfin. Le doute hurlant, méprisant, pourquoi tu pries, April, qui trace sa route en riant, personne ne vient, tu le vois bien.
Un peu plus et mes os explosent. Il y a des crânes à mes pieds. Je ne sais pas exactement à quel moment je l’ai remarqué, je ne sais pas comment je fais encore pour avancer. Des crânes hurleurs, mes pieds cognent un nez, ils s’enfoncent dans une plaie béante, mais je suis incapable de m’arrêter.
J’ai prié.
Et puis j’ai douté, juste un peu, petite pécheresse, alors j’ai prié plus fort, et derrière moi Jalil a dû penser que c’était une réaction bien folle. J’ai gardé la gorge sèche tout le long.
Je ne maîtrise rien à Everworld. Christopher se rattache à son rire, Jalil à sa science et David à son héroïsme mais moi je ne veux rien de tout ça, je ne veux pas m’y faire, je ne veux pas un seul mort, je ne veux pas de sang sur mes mains ni de crânes en guise de pavés dans la demeure de Hel. Je hais la magie, cette magie affreuse qui assassine le monde, je veux mon Dieu, je veux ma Bible, mes grands principes, mes beaux principes, et puis les sourires, ceux qui sortent du ventre, qui éclaboussent les scènes.
Mais petite folle, je marche sur des hommes, je marche, mon Dieu, je suis Hel avec l’envie de vomir, et j’ai prié, prié, prié mais il ne s’est rien passé et je crois que de ma vie, je ne me suis jamais sentie si impuissante.
(no subject)
Date: 2012-01-24 09:33 pm (UTC)(no subject)
Date: 2012-01-25 12:15 pm (UTC)