2 Janvier - la fin du monde - original
Jan. 2nd, 2012 10:06 pmTitre :
Les oiseaux, le retourAuteur :
Jour/Thème :
2 Janvier/la fin du mondeFandom :
original - Les Chroniques Des Clairs-ObscursPersonnage/Couple :
Thyelan et le roiRating :
PG-13Disclaimer :
à moi !Participation au vote de fin de mois :
NonLes trente généraux hurlaient dans la salle, tous installés dans l'un des sièges de chêne brut adossés aux quatre murs. Thyelan était debout, près de la porte close et attendait. Elle les regardait, savait qu'ils discutaient de l'urgence de la situation, mais ne les entendait pas vraiment. Elle fixait son seigneur et maître, insensible au reste. Lui aussi se tenait debout, mais au centre de l'attention de tous. Il était soucieux, elle le voyait aux petites rides au coin de ses lèvres malgré son expression calme. Il écoutait ses conseillers, demandait qu'on lui répète les derniers rapports et faisait taire d'un ton colérique ceux qui répétaient que leur dernière heure était venue.
Elle soupira et croisa le regard du roi. Il la considéra un moment, semblant la jauger comme il le faisait souvent. Il avait encore du mal à se fier à une femme malgré le fait qu'elle ait des qualités indéniables. Thyelan pensa qu'il mourrait bien avant de la considérer comme digne de confiance. Mais elle s'en fichait en vérité. Ce qu'elle voulait, c'était servir son royaume et, pour l'heure, le sauver. Le roi donna congé à ses hommes d'un signe de la main. Ils sortirent tous en ignorant royalement la jeune femme bien qu'ils sachent parfaitement qui elle était. Ces nobles... irrécupérables !
Elle regarda le roi faire les cent pas sans dire un mot. Il n'était plus que tous les deux, il allait lui donner une mission. Elle attendait les ordres, droite et attentive.
- Les trois Chall’thyënn qui étaient emprisonnés sur Terra se sont échappés, annonça-t-il de sa voix grave et trainante.
Ça, Thyelan le savait déjà. Le roi redevint silencieux durant un long moment.
- Je veux que tu prennes deux Vampyres et que tu te rendes sur ce monde. Non pas pour les pourchasser, se serait pure folie. Mais tu dois alerter les dirigeants de ce monde de la menace qu'ils encourent.
Thyelan se crispa. Il le remarqua et lui fit signe de parler.
- Monseigneur, si vous permettez, je pense que c'est une mauvaise idée.
Il se figea et posa son regard de glace sur elle. Elle frissonna malgré elle.
- Et pourquoi ça ?
- Les habitants de Terra ne savent même pas prendre en compte la mort de leur propre planète qui résulte de leurs actions polluantes…
- J'en suis conscient, mais quel rapport avec la situation. Nous leur devons au moins de les informer, tu n'es pas d'accord ?
Ce n'était pas une question. Il savait pertinemment que personne n'oserait le contredire. Et comme n'importe qui, elle abonda dans son sens.
- Ce n'est pas le problème. Je pense surtout que vous devriez faire le déplacement si vous souhaitez que la voix de notre monde soit écoutée.
Il fronça les sourcils.
- Parce que tu ne te sens pas capable de leur annoncer que les trois plus grands mages qui ont jamais existé et qui étaient enfermés sur leur monde ce sont échappés et prendront surement un malin plaisir à pousser Terra à sa perte avant de s'en prendre à nous ?
Elle secoua la tête, faisant rebondir ses boucles rousses sur ses fines épaules.
- Ça, je peux le leur dire sans problème.
- Alors quoi ?
- Vous pensez vraiment qu'ils vont me prendre au sérieux quand je leur dirais que ces trois mages sont des canaris tricolores sans mon roi à mes côtés ?
Le roi siffla entre ses dents. Nul doute que l'apparence de ses pires ennemis continuerait à lui causer bien des problèmes.