[identity profile] drakys.livejournal.com posting in [community profile] 31_jours
Titre: Rage meurtrière
Auteur: drakys
Jour/Thème: 19 juin/Avancer
Fandom: black cat (univers alternatif)
Personnages: janus, naizer, belouga, kranz et bardol
Rating: R (disons, pour violence)
Disclaimer: kentarô yabuki
Participation au vote de fin de mois: non
Notes: fantasy. et berserker. parce que j'ai une horrible faiblesse pour ces derniers.


"Milord Hazard, je ne crois pas que nous puissions aller plus loin", annonça Naizer, tirant sur les rênes de son cheval pour l'arrêter. "Les marécages nous barrent la route, il faudra les contourner si nous voulons continuer à avancer."

Janus s'arrêta et ceux qui l'accompagnaient en firent autant. Le jeune homme fronça les sourcils, d'une humeur massacrante.

"A-t-on perdu leur trace?", voulut-il savoir et Naizer se laissa aussitôt glisser à terre pour examiner les traces laissées par les hommes qu'ils poursuivaient.

Son autre garde du corps pencha la tête sur le côté et leva une main impérieuse.

"Nous ne sommes pas seuls", avertit-il, tirant une flèche de son carquois et l'encochant sur son arc.

"Un piège?", demanda Janus et Naizer sauta à cheval, portant la main à son épée et dégainant aussitôt.

"Non Milord, nous avons dû les manquer à un croisement. Si près des marécages, ce ne peut être que–

Chut!", intima sèchement Belouga.

Il visa soigneusement dans quelques-uns des derniers bosquets les moins décharnés et la flèche alla s'empaler dans un premier monstre. Les autres, ayant perdu l'élément de surprise, attaquèrent aussitôt pour ne pas perdre aussi la supériorité du nombre.

Plusieurs s'extirpèrent des eaux boueuses, loin d'avoir des intentions pacifiques. Belouga oublia son arc et l'échangea contre une lance courte, répliquant coup pour coup.

"Protégez le lord!", siffla Naizer, tournant une seconde la tête en direction des deux mercenaires engagés en renfort plus tôt cette semaine-là.

Kranz et Bardolias approchèrent leurs chevaux, ayant déjà dégainés leurs épées. Leurs montures, nerveuses, les éloignèrent un de l'autre sans vouloir être plus contrôlées dans la mêlée qui s'ensuivit. Épées claquèrent contre lances, massues et haches, et les quelques rares sabres rudimentaires que certains des plus grands monstres avaient.

Le cheval du blond se cabra quand la pique d'un des monstres effleura son flanc et les sabots s'écrasèrent et piétinèrent contre le coupable. Et distrait par un ennemi à sa droite, Kranz ne vit pas celui de gauche qui avait des velléités de lui perforer la poitrine. Averti par l'instinct de conservation, il se jeta en arrière et la lame ne lui fit finalement qu'une éraflure au visage.

Mais déséquilibré, il glissa à terre.

Bardolias entendit une exclamation de douleur et se retourna pour voir son compagnon tomber à bas de son cheval. Il sauta par terre pour le rejoindre, épée à la main et quand il vit le sang sur le visage du blond, il entra dans un état de rage incontrôlable. Le blond voulut le calmer, le rassurer d'un mot mais profitant de son apparente vulnérabilité, un monstre l'attaqua.

Le mot se perdit et Bardolias s'empara de son épée courte à deux mains. Ayant perdu toute retenue en voyant le sang sur le visage de l'autre homme, il entra dans un état de transe. Son sang bouillonna, ses sens s'exacerbèrent et il perdit conscience humaine.

Hurlant de rage, le guerrier se jeta sur l'impudent monstre qui attaquait Kranz et lui enfonça son épée dans la gorge jusqu'à l'épingler au sol, poussant l'arme jusqu'à la garde. Le sang gicla et sans se soucier de reprendre son arme, il s'empara plutôt de la hache de guerre de son ennemi tombé.

Entendant ses cris, Janus tourna la tête pour le voir hacher violemment et avec une furie extraordinaire tous ceux des monstres qui manquaient suffisamment d'esprit pour avancer dans sa direction. Et quand plus un monstre n'osa l'approcher, il s'élança sur eux, usant de leurs propres armes pour les tuer. Et quand les armes manquaient, ses doigts déchiraient les chairs sans pitié. Le jeune noble faillit avoir la tête coupée par un ennemi profitant de son immobilité.

Une flèche de Belouga le sauva de justesse et il reprit aussitôt son propre combat, non sans un sentiment d'horreur bien ancré en lui.

Quand le dernier monstre tomba, la rage incontrôlable de Bardolias ne diminua pas pour autant. Voyant ces figures à cheval, armés, il les jugea une autre menace et s'avança couvert de sang vers eux pour éradiquer l'obstacle. Personne, personne d'autre ne ferait de mal à celui qu'il protégeait: la seule pensée qui lui restait à l'esprit, hormis celle de tuer, tuer, tuer.

"Milord?", demanda Belouga, une main au-dessus de son carquois.

"Arrêtez-le", vint l'ordre et l'archer encocha une flèche et visa le cœur du malheureux possédé.

"Ne le tuez pas!", hurla le blond avec tellement de conviction que Belouga baissa son arc, même si l'ordre ne venait pas de son lord. "Je vais le calmer", assura-t-il fermement aux autres en se relevant rapidement, ignorant le regard noir que lui lançait Janus.

"Un berserker...", grinça le jeune noble à travers ses dents serrées. "Reculez!", ordonna-t-il aux deux hommes de sa suite. "Si ce démon approche, abattez-le sans pitié! Tuez-le deux fois, s'il le faut!"

Naizer avança son cheval devant celui de son lord, prêt à le défendre. L'autre garde du corps resta un peu en retrait. Les ignorant, le blond essuya son visage sur sa manche et se délesta de son épée et de ses poignards. Il retira sa chemise couverte de sang et la jeta de côté, pour que ce soit évident qu'il n'était pas blessé.

"Bardol?", appela-t-il doucement.

Un regard absolument furieux se posa sur lui et le berserker encore possédé fit un pas dans sa direction, toujours aveuglé par la même colère insensée qui le contrôlait. Il se pencha le temps de ramasser une massue par terre et continua à avancer, menaçant.

Tuer, tuer, tuer.

"Bardol", répéta le blond, cette fois sur un ton de commandement qu'il ne pouvait ignorer.

Cette fois, l'interpellé hésita et il sembla regagner un peu de lucidité. Protéger. Il baissa le regard sur ses mains et ses bras souillés et laissa tomber l'arme, titubant en arrière. Ses yeux balayèrent le champ de bataille et l'horreur se peignit sur ses traits. Il releva la tête, l'air absolument confus et bafouilla:

"Je– j'ai– que– Kranz?

— Ça va", lui assura l'autre homme en s'avançant vers lui, le supportant avant qu'il ne s'écroule. "Ça va...", répéta-t-il en le sentant frissonner contre lui. "Tu n'as fait de mal à personne."

Peu touché par la scène, et sans la moindre reconnaissance pour l'aide qu'ils leur avaient apporté jusque là, Janus fit avancer son cheval et l'arrêta à la hauteur du blond. Il ne daigna pas poser les yeux sur lui.

"Je ne requiert plus vos services", dit-il sèchement. "Vous m'avez menti, l'état de cette créature aurait dû m'être rapporté", accusa-t-il sur un ton qui ne permettait aucune réplique. "Soyez heureux que je ne vous fasse pas exécuter tous les deux. Je ne veux plus vous voir sur mes terres!", siffla-t-il avant de se détourner, lançant son cheval au galop.

Les deux hommes restés en arrière regardèrent la petite troupe diminuée s'éloigner jusqu'à disparaître et Bardol lança à l'autre homme un regard parfaitement misérable.

"Je suis–

— Ça va", sourit le blond, coupant court à l'excuse. "On trouvera bien un autre moyen de mettre du pain sur la table. Ne désespère pas", ajouta Kranz en voyant le visage malheureux de l'autre homme. "À aller de l'avant, on trouvera bien quelque chose."

(19 juin 2006)

(no subject)

Date: 2006-07-03 07:59 pm (UTC)
From: [identity profile] sakoni.livejournal.com
Je l'avais pas lu... *aussi misérable que Bardolias*
C'était space, mais j'ai bien aimé. Pis Kranz et Bardol, quoi! XD
(Au fait, HS total : j'ai eu mon bac ^^)

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