15 mai - Aide-moi - Entre deux yeux.
May. 15th, 2006 08:25 pmTitre : Première voix.
Auteur :
miyuse.
Jour/thème : 15 mai / Aide-moi..
Fandom : Entre deux yeux (original).
Rating : G.
Disclaimer : Tout est à moi et je suis très possessive.
Participation au vote de fin de moi : Non.
Première voix
La première fois que je la vis, elle était recroquevillée contre la souche d’un arbre mort. Il faisait froid, je crois, car elle tremblait. Elle semblait perdue, hagarde. Ses cheveux roux, trempés par la pluie, retombaient en mèches épaisses devant ses yeux. Elle n’était pas très belle, mon inconnue, avec sa petite moue boudeuse. Sourcils froncés, comme pour retenir ses larmes, elle n’était pas très engageante. Cependant, j’ai tout de suite senti qu’elle était exactement le genre de personne qu’il me fallait. Le genre auquel il était facile de s’attacher.
C’était parfait.
Je m’approchai d’elle sans un bruit, de sorte qu’elle ne remarque rien. Elle ne bougea pas quand je soufflai dans sa chevelure, pas plus que quand je me plaçai face à elle.
Elle ne me voyait pas, bien sûr.
– Salut.
Là, elle sursauta. Et si j’avais pu sourire, je l’aurais fait. Elle jetait des regards effrayés autour d’elle, ne comprenant pas d’où venait la voix – ma voix.
– Pas la peine de t’agiter comme ça. Je suis face à toi mais tu ne peux pas me voir.
C’était toujours pareil : suivait un air d’incompréhension totale, un petit secouement de tête et un rire nerveux… enfin, si la personne ne s’enfuyait pas avant le seconde étape.
– Ai-je dit quelque chose de drôle ?
– Je… Ah ! Je deviens folle !
Elle avait une jolie voix un peu cassée ; le genre qu’on écoutait avec plaisir.
– Peut-être. Je ne sais pas, ai-je répondu. Comment allez-vous ? Vous me semblez plutôt mal en point. Vous manquez de sommeil, non ? Ce n’est pas sérieux à votre… Quel âge avez-vous, en fait ?
Et dans le doute, elle me déballa tout.
Elle aurait bientôt dix-neuf ans et cela faisait deux semaines que le mot séropositif lui pourrissait la vie. Elle ne savait pas quoi faire, n’avait toujours rien dit à sa mère ni à aucune de ses connaissances car elle ne voulait inquiéter personne. Elle ne savait pas vers qui se tourner, n’osant pas avouer qu’une simple aiguille partagée était à l’origine de la maladie. Elle avait voulu tester l’héroïne, elle avait été servie.
J’avais vaguement entendu parler du SIDA, bien que cela me semblait une maladie lointaine car relativement récente. On ne mourrait pas du SIDA en 1940. Du moins, pas à ma connaissance.
– Et donc, vous allez mal ?
Elle dut juger ma question déplacée car lorsqu’elle me répondit, sa voix était des plus sèches.
– C’est évident non ? Pour parler dans le vide à une voix dont la provenance m’est inconnue, oui, je dois vraiment aller très mal !
– Est-ce que je peux vous aider ?
Elle sembla réfléchir un instant.
– Je ne pense pas, non. À moins que vous n’ayez quelque pouvoir magique qui me permette de bloquer la maladie ?
– Ça peut se faire…
– C’est ridicule !
– Que du contraire ! m’emballai-je. Si vous me permettez de partager votre corps, je peux vous aider. Sincèrement !
– Je n’y crois pas.
– Et c’est un tort ! Lorsque deux âmes partagent un même corps, celui-ci se gèle. C’est un phénomène étrange que j’ai constaté au cours de ces deux dernières décennies. Si vous me laissez une place, je peux stopper la progression de votre maladie.
Ce ne fut que dix minutes plus tard qu’enfin elle leva la tête dans ce qui devait être ma direction.
– Aidez-moi…
Auteur :
Jour/thème : 15 mai / Aide-moi..
Fandom : Entre deux yeux (original).
Rating : G.
Disclaimer : Tout est à moi et je suis très possessive.
Participation au vote de fin de moi : Non.
Première voix
La première fois que je la vis, elle était recroquevillée contre la souche d’un arbre mort. Il faisait froid, je crois, car elle tremblait. Elle semblait perdue, hagarde. Ses cheveux roux, trempés par la pluie, retombaient en mèches épaisses devant ses yeux. Elle n’était pas très belle, mon inconnue, avec sa petite moue boudeuse. Sourcils froncés, comme pour retenir ses larmes, elle n’était pas très engageante. Cependant, j’ai tout de suite senti qu’elle était exactement le genre de personne qu’il me fallait. Le genre auquel il était facile de s’attacher.
C’était parfait.
Je m’approchai d’elle sans un bruit, de sorte qu’elle ne remarque rien. Elle ne bougea pas quand je soufflai dans sa chevelure, pas plus que quand je me plaçai face à elle.
Elle ne me voyait pas, bien sûr.
– Salut.
Là, elle sursauta. Et si j’avais pu sourire, je l’aurais fait. Elle jetait des regards effrayés autour d’elle, ne comprenant pas d’où venait la voix – ma voix.
– Pas la peine de t’agiter comme ça. Je suis face à toi mais tu ne peux pas me voir.
C’était toujours pareil : suivait un air d’incompréhension totale, un petit secouement de tête et un rire nerveux… enfin, si la personne ne s’enfuyait pas avant le seconde étape.
– Ai-je dit quelque chose de drôle ?
– Je… Ah ! Je deviens folle !
Elle avait une jolie voix un peu cassée ; le genre qu’on écoutait avec plaisir.
– Peut-être. Je ne sais pas, ai-je répondu. Comment allez-vous ? Vous me semblez plutôt mal en point. Vous manquez de sommeil, non ? Ce n’est pas sérieux à votre… Quel âge avez-vous, en fait ?
Et dans le doute, elle me déballa tout.
Elle aurait bientôt dix-neuf ans et cela faisait deux semaines que le mot séropositif lui pourrissait la vie. Elle ne savait pas quoi faire, n’avait toujours rien dit à sa mère ni à aucune de ses connaissances car elle ne voulait inquiéter personne. Elle ne savait pas vers qui se tourner, n’osant pas avouer qu’une simple aiguille partagée était à l’origine de la maladie. Elle avait voulu tester l’héroïne, elle avait été servie.
J’avais vaguement entendu parler du SIDA, bien que cela me semblait une maladie lointaine car relativement récente. On ne mourrait pas du SIDA en 1940. Du moins, pas à ma connaissance.
– Et donc, vous allez mal ?
Elle dut juger ma question déplacée car lorsqu’elle me répondit, sa voix était des plus sèches.
– C’est évident non ? Pour parler dans le vide à une voix dont la provenance m’est inconnue, oui, je dois vraiment aller très mal !
– Est-ce que je peux vous aider ?
Elle sembla réfléchir un instant.
– Je ne pense pas, non. À moins que vous n’ayez quelque pouvoir magique qui me permette de bloquer la maladie ?
– Ça peut se faire…
– C’est ridicule !
– Que du contraire ! m’emballai-je. Si vous me permettez de partager votre corps, je peux vous aider. Sincèrement !
– Je n’y crois pas.
– Et c’est un tort ! Lorsque deux âmes partagent un même corps, celui-ci se gèle. C’est un phénomène étrange que j’ai constaté au cours de ces deux dernières décennies. Si vous me laissez une place, je peux stopper la progression de votre maladie.
Ce ne fut que dix minutes plus tard qu’enfin elle leva la tête dans ce qui devait être ma direction.
– Aidez-moi…
(no subject)
Date: 2006-05-16 10:24 am (UTC)J'aime bien^___________^!
(De toute façon, Miyuse écrit toujours bien, alors v_v..)
(no subject)
Date: 2006-05-16 05:18 pm (UTC)Merciii ! ^^
(*blush* Ça me fait trop plaisir ! **)