ext_130622: (mélusine)
[identity profile] ylg.livejournal.com posting in [community profile] 31_jours
Titre : dans les douches
Auteur : ylg
Jour/Thème : 5 mars/douche
Fandom : FullMetal Alchemist
Personnage/Couple : Maria Ross, Maria/Riza
Rating : R
Disclaimer : Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones
Participation au vote de fin de mois : Non

oui, bon, je sais, c'est du crack!pairing. 'la faute à mon amour du défi et à mon claim sur [livejournal.com profile] 30_interdits, on va dire ^^;

***

Si on leur demandait un jour, ça serait hors des douches. Et alors, toutes les deux pourraient soutenir froidement qu’il n’y a rien entre elles. Quand elle y pense parfois à part elle, Maria se dit que pourtant, quand elles sont ensemble, il y a bien quelque chose. Et c’est jouer sur les mots que se dire qu’il y a toujours un certain quelque chose entre elles, un quelque chose qui se met entre leurs corps et les sépare : l’eau. Entre elles, il y a toujours comme un rideau d’eau. Tristement, elle refuse d’admettre qu’à travers cette eau, il passe pourtant quelque chose de l’une à l’autre.
Ce qu’elle ressent, se dit-elle, n’atteint en rien Riza.

Elles ne se connaissent pas, elles ne travaillent pas ensemble. Elles se croisent de temps en temps par les couloirs du QG, au hasard de leurs journées. Le peu qu’elles savent l’une de l’autre, elles l’ont appris comme ça au détour d’une conversation anodine, de quelque question apparemment indifférente posée à un autre collaborateur. Elles ne se sont jamais rien demandé directement l’une à l’autre. Elles ne se fréquentent pas réellement, se rencontrent juste, par chance, dans ces douches qu’elles semblent être les seules à fréquenter à des horaires tardifs.

Longtemps, elles n’ont échangé que quelques mots distants, des mots attendus de simple politesse. N’ont jamais vraiment fait connaissance. Se plaindre d’une journée harassante, de collègues douteux, oui… mais rien de personnel. Parfois quelques détails, amenés en surface par l’intimité forcée des douches.
Mais elles n’ont jamais ne serait-ce qu’amorcé une véritable relation, de confiance. Elles ne sont même pas amies…

Ça n’empêche pas Maria de trouver Riza désirable, sans jamais le lui dire ni le montrer. Oh, à part peut-être un compliment déguisé sur ses cheveux, un jour qu’elle remarquait, juste comme ça, ce que c’est lourd l’épilation quand on est brune et quelle chance elle a, elle, d’être blonde. Ou sur son parfum. Rien de compromettant.

Depuis toujours, Maria regarde Riza. Sous la toile épaisse de l’uniforme, des sous-vêtements de coton tout aussi uniformes, confortables mais banals. Nue, une peau qu’elle imagine, non, qu’elle voit douce, satinée.
Elle-même n’est pas coquette, et Riza n’en a pas l’air non plus, mais parfois elle regrette de ne pas être autorisées à porter des dessous de leur choix, plus doux, plus jolis, qui les mettraient en valeur.
Cette peau, elle peut parfois la toucher, mais de derrière le rempart de l’eau toujours, et de la mousse de savon parfois (systématiquement au début, un peu moins souvent maintenant).

Quant à ses cheveux, eux-mêmes rideau de soie, jamais, jamais, elle ne pourra y toucher, à son grand regret. Riza les porte toujours attachés, défendus par la rigoureuse barrette. Quand d’aventures elle les relâche, même pour toucher Maria, ils passent aussitôt sous le jet d’eau, se retrouvent en un rien de temps trempés.
Jamais Maria ne pourra toucher leur douceur. Riza ne lui demandera jamais de l’aider à se coiffer, non. Elle ne lui accorde pas ce privilège de confiance.

Dommage. Mais logique ; après tout, elles ne sont même pas amies… ce qu’elles partagent dans les douches, parfois, ce n’est rien d’autre qu’un peu de plaisir. Rien de plus. Rien de moins non plus, d’ailleurs.
Et il aurait facilement pu ne jamais, jamais rien arriver de tel.

Chance qu’elle n’aurait jamais espérée, Riza est arrivée un soir fourbue à l’extrême, alors que Maria avait presque fini. Revenant d’une sortie particulièrement éprouvante, elle aurait sans doute voulu rentrer directement chez elle et se mettre au lit, mais, obligée de repasser par le bureau avant de pouvoir partir, avait finalement préféré se doucher sur place. Elle serait sûre que ça serait fait, ainsi, et qu’elle ne s’écroulerait pas chez elle sans avoir le courage de le faire avant.

Elle se tenait sous le jet d’eau, immobile, comptant sur la douche pour la réveiller un peu. Pas très efficace, hélas… D’autorité, Maria a pris sur elle de lui savonner le dos, de lui masser les épaules, sans lui laisser le choix. Riza la laissa faire sans protester.
Ça a commencé par un simple massage, pour se remettre d’une journée particulièrement harassante. Ça a servi ensuite de prétexte à se frotter le dos, l’une à l’autre, puis mutuellement, par la suite.

Puis, un jour, elles ont laissé leurs gestes dériver.
Ça s’est fait assez simplement. Un geste déterminé de la part de Maria, sans la moindre hésitation, parce que montrer une timidité aurait été s’accuser de sentiments déplacés, de faiblesse. Acceptation tacite, sans regimber non plus pour Riza ; sans vraiment chercher à l’encourager, mais sans repousser non plus ses initiatives.

Être de la même taille rend les choses plus faciles pour leurs petites sessions. Elles peuvent se caresser mutuellement, se frotter l’une à l’autre en restant debout, sans avoir besoin de s’appuyer au carrelage froid des murs ou de s’étendre au sol. Merci, l’entraînement martial, pour les muscles et le sens de l’équilibre.
Elles s’embrassent. Se font plaisir l’une à l’autre. Elles échangent parfois quelques murmures enfiévrés, mais jamais de véritables mots d’amour.

Pour Maria, c’est simple. Elle sait ce qu’elle aime, elle sait ce qu’elle veut, même si jamais elle ne le dira.
Pour Riza, c’est plus dur. Elle refuse d’admettre ce que les hommes disent d’elle, parce qu’ils l’accusent, ça ne peut pas être vrai, pense-t-elle. De toute façon, elle a choisi Roy Mustang comme l’homme qu’elle admire et aime et veut suivre. Ça n’empêche pas l’attirance qui la pique et l’aiguillonne, malgré sa détermination, pour des femmes.

Heureusement, se dit-elle, quand Maria se met à genoux devant elle, Riza peut confondre les yeux sombres qui se dérobent, et le visage devant lequel tombe une vague frange. Quand elle murmure, que les mots lui échappent dans un souffle étranglé, aucune des deux n’entendra la différence entre « Roy » et « Ross ».

(no subject)

Date: 2007-03-05 11:13 pm (UTC)
From: [identity profile] flo-nelja.livejournal.com
Ooooh, tu l'as fait !

C'est pour [livejournal.com profile] 30_interdits ? Le thème "Travesti", ou autre chose ?

Parce que le thème "Eau" est pris.c'est dommage, j'aimais bien l'image insistance de cette eau qui coule entre elles.

(no subject)

Date: 2007-03-05 11:31 pm (UTC)
From: [identity profile] flo-nelja.livejournal.com
Mais non, ça va pour "Soie" aussi ! (Qui est dur ^^)

Quoi, tu oublies quand tu écris les homoncules ? :-)

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