17 janvier - le nombre treize - original
Jan. 17th, 2012 12:53 pmTitre : Treize poupées à terre
Auteur :
anadyomede
Jour/Thème : 17 janvier - Le nombre treize
Fandom : Original
Personnage : A déterminer.
Raiting : PG-13
Disclaimer : Tout à moi.
Participation au vote de fin de mois : Non.
C’était ainsi qu’elle avait disposé les poupées : treize petits fantômes, serrés les uns contre les autres, le visage levé vers le ciel. C’était à peine s’ils tenaient debout et elle restait là, sans bouger, sans respirer, de peur qu’ils ne s’effondrent sous la pulsion de l’air.
Dans la chambre, tout était devenu moite.
Elle-même se sentait blêmir, un peu honteuse, un peu fiévreuse, elle laissait ses mains trembler, posées bien à plat sur ses genoux, et elle regardait. C’était un peu comme si les objets dansaient, mais elle ne savait plus si c’était eux, si c’était elle, elle avait les dents qui claquaient, le froid qui montait, et pourtant elle semblait étouffer, plongée dans un désert de chaleurs.
Treize poupées. Treize sourires bien habillés, les yeux grands ouverts et les mains tendues vers elle, comme suppliantes.
Vous voyez, pensait-elle alors, je vous ai sauvé. A quoi bon vous garder vives, pour vous regarder crever au fil des heures, avec vos yeux dévorants d’étonnement, non, vous êtes bien mieux ici.
Elle avait modifié les injections à l’hôpital. Elle avait acheté les poupées. Les vraies étaient mortes en silence, en secret, alors elle avait la certitude incrustée dans le ventre qu'elle avait tout bien fait.
Maintenant, elle attendait.
Auteur :
Jour/Thème : 17 janvier - Le nombre treize
Fandom : Original
Personnage : A déterminer.
Raiting : PG-13
Disclaimer : Tout à moi.
Participation au vote de fin de mois : Non.
C’était ainsi qu’elle avait disposé les poupées : treize petits fantômes, serrés les uns contre les autres, le visage levé vers le ciel. C’était à peine s’ils tenaient debout et elle restait là, sans bouger, sans respirer, de peur qu’ils ne s’effondrent sous la pulsion de l’air.
Dans la chambre, tout était devenu moite.
Elle-même se sentait blêmir, un peu honteuse, un peu fiévreuse, elle laissait ses mains trembler, posées bien à plat sur ses genoux, et elle regardait. C’était un peu comme si les objets dansaient, mais elle ne savait plus si c’était eux, si c’était elle, elle avait les dents qui claquaient, le froid qui montait, et pourtant elle semblait étouffer, plongée dans un désert de chaleurs.
Treize poupées. Treize sourires bien habillés, les yeux grands ouverts et les mains tendues vers elle, comme suppliantes.
Vous voyez, pensait-elle alors, je vous ai sauvé. A quoi bon vous garder vives, pour vous regarder crever au fil des heures, avec vos yeux dévorants d’étonnement, non, vous êtes bien mieux ici.
Elle avait modifié les injections à l’hôpital. Elle avait acheté les poupées. Les vraies étaient mortes en silence, en secret, alors elle avait la certitude incrustée dans le ventre qu'elle avait tout bien fait.
Maintenant, elle attendait.