Titre : Je ne te mérite pas
Auteur : Plume de plomb
Jour/thème : 17 juin / jupe
Fandom: Saiyuki
Pairing : Zenon/Shien POV
Rating : PG-13
Disclaimer : pas à moi, malheureusement, les persos appartiennent à Madame Kazuya Minekura
Note de l’auteur : Bah, ici, on replonge dans la fantasy…
Participation au concours de fin de mois : oui
Spoilers : Je ne me souviens pas du numéro de l’épisode, ça fait longtemps que je n’en regarde plus, sinon, le seul spoiler qu’il y aurait serait le flash-back de Zenon et de Shien…
Assis devant un bar, le nombre de tasses de thé qui sont passées devant moi ne se compte plus sur les doigts de la main. Le thé est ma drogue comme l’alcool et la mitraillette le sont pour Zenon. La différence est qu’avec du thé bu en excès, on est toujours maître de soi. Homura vient de se lever et nous laisse. Je me tourne vers Zenon et l’observe. Il n’est plus très lucide et tangue dangereusement sur son tabouret. Il marmonne des choses incompréhensibles et d’une main encore ferme se saisit de son verre et le vide d’un trait. Une grimace se dessine sur son visage pour repartir aussi rapidement. La journée a été difficile aujourd’hui, surtout pour lui. Les temps sont durs et beaucoup de gens achètent nos services. Ce matin, nous avions terminé d’anéantir un groupe de liches qui avaient élu domicile dans le cimetière de cette ville. Le maire nous a gracieusement remercié mais nous n’avons pas eu trop le temps de nous reposer sur nos lauriers car une jeune enfant est accourue près de nous alors que toute une foule de gens venait nous congratuler… Elle était couverte de poussière et ses joues tâchées étaient parcourues de nombreuses larmes. Nous l’avions donc suivie, mais seulement pour découvrir une horrible scène… Un homme était entré quelques secondes avant nous et, les yeux écarquillés, il ne pouvait plus que hurler à une drôle de créature qui serrait d’une main le cou de sa femme, au seuil de la mort. Il avait bien une hache en main et il devait probablement mourir d’envie de le tuer mais il semblait paralysé. Juste derrière lui, je préparais un sort pour pouvoir anéantir cet orc, apparemment seul. Cependant, nous avions perçu une clameur monter derrière nous. Le mari de cette femme finalement morte était tombé à genoux, ne trouvant même plus la force de tuer le meurtrier… et dernière nous et le groupe d’homme qui nous avait accompagné afin d’aider la petite fille affolée, tout un groupe d’orc hurlait à s’en déchirer la mâchoire… Je n’osais même plus bouger, connaissant Zenon et surtout ce qu’il devait ressentir en ayant vu cette scène beaucoup trop significative pour lui. Les mauvais souvenirs avaient refait surface et la rage contre ce malheur avait à nouveau explosé. Il était peut-être un barbare utilisant de drôles d’armes, probablement originaire de sa tribu, Zenon avait tout de même un cœur, comme tout le monde et tout cette haine accumulée et enfouie, qu’il ne cessait de vouloir oublier, de chasser, d’exiler de ses pensées avaient à nouveau refait surface. Dans une folie innommable il tua à lui seul toute cette troupe d’orcs, bêtes horribles et sanguinaires qui avait rappelé à lui ses mauvais souvenirs.
Pour fêter cette victoire, les villageois nous ont invité à boire un verre à l’auberge du coin et depuis, nous n’en sommes toujours pas ressorti. Ils nous ont même payé les deux chambres libres qui restaient pour la nuit. Zenon n’avait pas prononcé un seul mot de l’après-midi et de la soirée. Je sais qu’il aurait vraiment souhaité aller parler à ce pauvre homme désormais veuf, mais il n’en a rien fait. Peut-être avait-il eu trop peur de ses propres souvenirs et des réactions qu’il pourrait avoir en y repensant. Sa femme et sa fille avaient été tuées devant lui sans qu’il n’ait pu les secourir. Jamais il n’a pu chasser cette horreur, jamais. J’ai vécu d’horribles choses, je regrette encore mon inactivité devant mon supérieur, moi, dans mon cas, j’aurais pu aider Nataku, j’aurai pu le sauver et jamais il ne serait tombé dans cet état… cependant, pour lui, ça doit être bien pire à encaisser… moi, il n’y a qu’à moi que je dois en vouloir alors que lui, c’est au destin qu’il crie tous les jours ! Je n’ai jamais connu sa femme, nous nous sommes rencontrés un peu après que son malheur ne se soit arrivé, je l’ai aidé à remonter un peu la pente avec Homura. J’étais déjà dans son équipe depuis un bout de temps et nous venions de perdre notre voleur et notre guerriers, morts dans un combat contre des gobelins du sud… Zenon, n’ayant nulle part où aller nous a alors rejoint. Il nous a peut-être parlé de son malheur le jour où nous l’avions croisé dans un piteux état sur la route, mais il n’en a plus jamais fait allusion, plus jamais. Mais ce matin, tout a basculé pour lui. Il croyait probablement avoir oublié cette mauvaise séquence de sa vie mais cette scène à laquelle nous avions tous assisté à tout fait revenir d’un coup, tel un énorme raz de marrée. Il doit être horriblement saccagé au plus profond de lui. Toute la journée, il s’est tu et a bu, sans s’arrêter… il doit être au bord de ses dernières limites actuellement. Il ne doit plus vraiment avoir tous ses esprits et ça m’étonnerait grandement qu’il puisse penser à quelque chose correctement. Il tangue toujours plus dangereusement tout en continuant à boire verre sur verre. Je jette un coup d’œil dans la salle commune de l’auberge et il ne reste plus beaucoup de clients. Je me tourne ensuite vers le tenancier et lui souris en le remerciant de son hospitalité. Il me remercie pour ce que nous avions fait ce matin et il m’offre les derniers verres bus. J’hoche poliment de la tête avant de me relever et de m’approcher de Zenon. Je pose une main qui se veut réconfortante sur son épaule et je me penche vers son oreille.
- Zenon, il faudrait aller se coucher maintenant, tu n’es plus en état de boire…
- Comment ça, je ne suis plus en é…état de boire ? Et je… je… je suis pas fatigué !
Mon ami tente de se retourner vers moi pour me lancer un regard plein de reproches mais, n’ayant plus beaucoup d’équilibre, finit par tomber de son tabouret. Par réflexe, je le rattrape et passe un de ses bras derrière mon cou afin qu’il puisse prendre appui sans risquer de tomber à même le sol. C’est misérablement qu’il me suit à l’étage… Homura a sûrement choisi la chambre seule et je devrai donc supporter des marmonnements d’ivrogne toute la nuit. C’est bien parce qu’il est mon coéquipier et ami, sinon, je l’aurai plutôt enfermé dans la salle d’eau, la tête dans une bassine d’eau froide pour lui remettre les idées en place. Enfin, j’aurai eu des remords si j’aurai fait ça…
- Et d’abord… je… j’aimerai bien… s…savoir pourquoi c’est une femme… qui me… ramène… dans ma ch…chambre… elle… elle est pas… pas ma mère d’abord…
- Ce n’est pas parce que je porte une soutane que je suis une femme Zenon !
- Ha… c’est… c’est toi Shien ? Je… j’ai cru que… que c’était une femme… les hommes… nor…normalement… ça ne porte pas de jupe…
- Ce n’est pas une jupe mais une soutane !
Zenon me lance un regard assez difficile à interpréter mais je fais comme si je n’avais rien vu. Finalement, on arrive devant la porte de la chambre, on y entre et je la referme derrière moi. Cependant, avant que je ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, voilà qu’il me plaque contre cette porte et me regarde un sourire aux lèvres. Je soupire… Quand il est saoul, il lui arrive souvent de me confondre avec une femme parce que, d’après lui, je porte une jupe et qu’il n’y a que les femmes qui portent des jupes… Il s’approche de moi et se colle littéralement contre moi. Il sourit toujours, premier sourire de la journée d’ailleurs et pique du nez vers mon cou. Il se reprend cependant et se dirige plutôt vers mon oreille… Je le vois déjà venir… J’ai déjà souvent essayé de le repousser quand il était dans cet état là, je savais qu’il n’était pas très lucide et qu’il ne pensait pas correctement mais il ne faut jamais contredire Zenon lorsqu’il a quelques verres d’alcool dans le nez sous peine de voir les alentours réduits en poussière. Quand il est saoul, il faut le suivre dans ses déblatérations farfelues sinon, il se fâche…
Et après quelques réprimandes d’Homura sur le fait que la plupart des auberges où nous logions le temps d’une nuit se retrouvait souvent en cendre parce que j’aurai repoussé les avances de mon camarade me confondant avec une femme, j’ai fini par me laisser faire et je prends soin de quitter son étreinte aux premières aurores avant qu’il ne se réveille pour ne pas qu’il se retrouve embarrassé par la situation. Homura est au courant mais ne dit rien, du moment que l’on ne détruit pas son lit lorsqu’il dort et qu’il peut accomplir ses buts sans que l’on ne l’en empêche, il ne cherche pas à comprendre pourquoi nous agissons ainsi. Il ne dit rien à Zenon sous ma demande explicite, je ne veux vraiment pas le choquer… il a déjà du tellement endurer alors si il doit se sentir coupable envers moi, je me sentirai moi-même en faute puisque, après tout, je me laisse faire et non sans un certain plaisir… C’est douloureux, j’ai du mal à supporter le fait qu’il ne m’approche de cette manière que lorsqu’il est saoul à cause de ma soutane, il aurait pu prendre n’importe quel autre clerc pour une femme dans cet état là… j’aimerai que ça soit sincère, mais c’est impossible, j’en suis conscient, Zenon n’a aimé que deux personnes qui ne font désormais plus partie de ce monde, sa femme et sa fille. Je ne le vois pas capable de se lancer dans une autre liaison amoureuse durable, il a du tellement souffrir à cause de cet horrible crime qui s’est déroulé sous ses yeux… Je me contente donc du peu que je peux avoir, c’est déjà mieux que rien… et puis, je ne mérite l’amour de personne pour en avoir délaisser un, parce que trop à cheval sur les ordres alors que j’aurai du aller sauver mon supérieur…
- Tu…tu sais p…p…pourquoi je préfère les… les femmes aux hom… hommes ?
- …
- Parce que les…les jupes et les r…r…robes sont bien p…plus facile à ôter q…q…qu’un panta…lon…
Et d’une main, il va chercher la ceinture de tissu qui retient toute ma soutane et tire dessus… non, décidément, je ne mérite pas son amour sincère, celui-ci me convient mieux et cela ne fera jamais souffrir mon compagnon, jamais… je ne tiens pas à le voir souffrir, il a déjà assez enduré pour le restant de ses jours…
Auteur : Plume de plomb
Jour/thème : 17 juin / jupe
Fandom: Saiyuki
Pairing : Zenon/Shien POV
Rating : PG-13
Disclaimer : pas à moi, malheureusement, les persos appartiennent à Madame Kazuya Minekura
Note de l’auteur : Bah, ici, on replonge dans la fantasy…
Participation au concours de fin de mois : oui
Spoilers : Je ne me souviens pas du numéro de l’épisode, ça fait longtemps que je n’en regarde plus, sinon, le seul spoiler qu’il y aurait serait le flash-back de Zenon et de Shien…
Assis devant un bar, le nombre de tasses de thé qui sont passées devant moi ne se compte plus sur les doigts de la main. Le thé est ma drogue comme l’alcool et la mitraillette le sont pour Zenon. La différence est qu’avec du thé bu en excès, on est toujours maître de soi. Homura vient de se lever et nous laisse. Je me tourne vers Zenon et l’observe. Il n’est plus très lucide et tangue dangereusement sur son tabouret. Il marmonne des choses incompréhensibles et d’une main encore ferme se saisit de son verre et le vide d’un trait. Une grimace se dessine sur son visage pour repartir aussi rapidement. La journée a été difficile aujourd’hui, surtout pour lui. Les temps sont durs et beaucoup de gens achètent nos services. Ce matin, nous avions terminé d’anéantir un groupe de liches qui avaient élu domicile dans le cimetière de cette ville. Le maire nous a gracieusement remercié mais nous n’avons pas eu trop le temps de nous reposer sur nos lauriers car une jeune enfant est accourue près de nous alors que toute une foule de gens venait nous congratuler… Elle était couverte de poussière et ses joues tâchées étaient parcourues de nombreuses larmes. Nous l’avions donc suivie, mais seulement pour découvrir une horrible scène… Un homme était entré quelques secondes avant nous et, les yeux écarquillés, il ne pouvait plus que hurler à une drôle de créature qui serrait d’une main le cou de sa femme, au seuil de la mort. Il avait bien une hache en main et il devait probablement mourir d’envie de le tuer mais il semblait paralysé. Juste derrière lui, je préparais un sort pour pouvoir anéantir cet orc, apparemment seul. Cependant, nous avions perçu une clameur monter derrière nous. Le mari de cette femme finalement morte était tombé à genoux, ne trouvant même plus la force de tuer le meurtrier… et dernière nous et le groupe d’homme qui nous avait accompagné afin d’aider la petite fille affolée, tout un groupe d’orc hurlait à s’en déchirer la mâchoire… Je n’osais même plus bouger, connaissant Zenon et surtout ce qu’il devait ressentir en ayant vu cette scène beaucoup trop significative pour lui. Les mauvais souvenirs avaient refait surface et la rage contre ce malheur avait à nouveau explosé. Il était peut-être un barbare utilisant de drôles d’armes, probablement originaire de sa tribu, Zenon avait tout de même un cœur, comme tout le monde et tout cette haine accumulée et enfouie, qu’il ne cessait de vouloir oublier, de chasser, d’exiler de ses pensées avaient à nouveau refait surface. Dans une folie innommable il tua à lui seul toute cette troupe d’orcs, bêtes horribles et sanguinaires qui avait rappelé à lui ses mauvais souvenirs.
Pour fêter cette victoire, les villageois nous ont invité à boire un verre à l’auberge du coin et depuis, nous n’en sommes toujours pas ressorti. Ils nous ont même payé les deux chambres libres qui restaient pour la nuit. Zenon n’avait pas prononcé un seul mot de l’après-midi et de la soirée. Je sais qu’il aurait vraiment souhaité aller parler à ce pauvre homme désormais veuf, mais il n’en a rien fait. Peut-être avait-il eu trop peur de ses propres souvenirs et des réactions qu’il pourrait avoir en y repensant. Sa femme et sa fille avaient été tuées devant lui sans qu’il n’ait pu les secourir. Jamais il n’a pu chasser cette horreur, jamais. J’ai vécu d’horribles choses, je regrette encore mon inactivité devant mon supérieur, moi, dans mon cas, j’aurais pu aider Nataku, j’aurai pu le sauver et jamais il ne serait tombé dans cet état… cependant, pour lui, ça doit être bien pire à encaisser… moi, il n’y a qu’à moi que je dois en vouloir alors que lui, c’est au destin qu’il crie tous les jours ! Je n’ai jamais connu sa femme, nous nous sommes rencontrés un peu après que son malheur ne se soit arrivé, je l’ai aidé à remonter un peu la pente avec Homura. J’étais déjà dans son équipe depuis un bout de temps et nous venions de perdre notre voleur et notre guerriers, morts dans un combat contre des gobelins du sud… Zenon, n’ayant nulle part où aller nous a alors rejoint. Il nous a peut-être parlé de son malheur le jour où nous l’avions croisé dans un piteux état sur la route, mais il n’en a plus jamais fait allusion, plus jamais. Mais ce matin, tout a basculé pour lui. Il croyait probablement avoir oublié cette mauvaise séquence de sa vie mais cette scène à laquelle nous avions tous assisté à tout fait revenir d’un coup, tel un énorme raz de marrée. Il doit être horriblement saccagé au plus profond de lui. Toute la journée, il s’est tu et a bu, sans s’arrêter… il doit être au bord de ses dernières limites actuellement. Il ne doit plus vraiment avoir tous ses esprits et ça m’étonnerait grandement qu’il puisse penser à quelque chose correctement. Il tangue toujours plus dangereusement tout en continuant à boire verre sur verre. Je jette un coup d’œil dans la salle commune de l’auberge et il ne reste plus beaucoup de clients. Je me tourne ensuite vers le tenancier et lui souris en le remerciant de son hospitalité. Il me remercie pour ce que nous avions fait ce matin et il m’offre les derniers verres bus. J’hoche poliment de la tête avant de me relever et de m’approcher de Zenon. Je pose une main qui se veut réconfortante sur son épaule et je me penche vers son oreille.
- Zenon, il faudrait aller se coucher maintenant, tu n’es plus en état de boire…
- Comment ça, je ne suis plus en é…état de boire ? Et je… je… je suis pas fatigué !
Mon ami tente de se retourner vers moi pour me lancer un regard plein de reproches mais, n’ayant plus beaucoup d’équilibre, finit par tomber de son tabouret. Par réflexe, je le rattrape et passe un de ses bras derrière mon cou afin qu’il puisse prendre appui sans risquer de tomber à même le sol. C’est misérablement qu’il me suit à l’étage… Homura a sûrement choisi la chambre seule et je devrai donc supporter des marmonnements d’ivrogne toute la nuit. C’est bien parce qu’il est mon coéquipier et ami, sinon, je l’aurai plutôt enfermé dans la salle d’eau, la tête dans une bassine d’eau froide pour lui remettre les idées en place. Enfin, j’aurai eu des remords si j’aurai fait ça…
- Et d’abord… je… j’aimerai bien… s…savoir pourquoi c’est une femme… qui me… ramène… dans ma ch…chambre… elle… elle est pas… pas ma mère d’abord…
- Ce n’est pas parce que je porte une soutane que je suis une femme Zenon !
- Ha… c’est… c’est toi Shien ? Je… j’ai cru que… que c’était une femme… les hommes… nor…normalement… ça ne porte pas de jupe…
- Ce n’est pas une jupe mais une soutane !
Zenon me lance un regard assez difficile à interpréter mais je fais comme si je n’avais rien vu. Finalement, on arrive devant la porte de la chambre, on y entre et je la referme derrière moi. Cependant, avant que je ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, voilà qu’il me plaque contre cette porte et me regarde un sourire aux lèvres. Je soupire… Quand il est saoul, il lui arrive souvent de me confondre avec une femme parce que, d’après lui, je porte une jupe et qu’il n’y a que les femmes qui portent des jupes… Il s’approche de moi et se colle littéralement contre moi. Il sourit toujours, premier sourire de la journée d’ailleurs et pique du nez vers mon cou. Il se reprend cependant et se dirige plutôt vers mon oreille… Je le vois déjà venir… J’ai déjà souvent essayé de le repousser quand il était dans cet état là, je savais qu’il n’était pas très lucide et qu’il ne pensait pas correctement mais il ne faut jamais contredire Zenon lorsqu’il a quelques verres d’alcool dans le nez sous peine de voir les alentours réduits en poussière. Quand il est saoul, il faut le suivre dans ses déblatérations farfelues sinon, il se fâche…
Et après quelques réprimandes d’Homura sur le fait que la plupart des auberges où nous logions le temps d’une nuit se retrouvait souvent en cendre parce que j’aurai repoussé les avances de mon camarade me confondant avec une femme, j’ai fini par me laisser faire et je prends soin de quitter son étreinte aux premières aurores avant qu’il ne se réveille pour ne pas qu’il se retrouve embarrassé par la situation. Homura est au courant mais ne dit rien, du moment que l’on ne détruit pas son lit lorsqu’il dort et qu’il peut accomplir ses buts sans que l’on ne l’en empêche, il ne cherche pas à comprendre pourquoi nous agissons ainsi. Il ne dit rien à Zenon sous ma demande explicite, je ne veux vraiment pas le choquer… il a déjà du tellement endurer alors si il doit se sentir coupable envers moi, je me sentirai moi-même en faute puisque, après tout, je me laisse faire et non sans un certain plaisir… C’est douloureux, j’ai du mal à supporter le fait qu’il ne m’approche de cette manière que lorsqu’il est saoul à cause de ma soutane, il aurait pu prendre n’importe quel autre clerc pour une femme dans cet état là… j’aimerai que ça soit sincère, mais c’est impossible, j’en suis conscient, Zenon n’a aimé que deux personnes qui ne font désormais plus partie de ce monde, sa femme et sa fille. Je ne le vois pas capable de se lancer dans une autre liaison amoureuse durable, il a du tellement souffrir à cause de cet horrible crime qui s’est déroulé sous ses yeux… Je me contente donc du peu que je peux avoir, c’est déjà mieux que rien… et puis, je ne mérite l’amour de personne pour en avoir délaisser un, parce que trop à cheval sur les ordres alors que j’aurai du aller sauver mon supérieur…
- Tu…tu sais p…p…pourquoi je préfère les… les femmes aux hom… hommes ?
- …
- Parce que les…les jupes et les r…r…robes sont bien p…plus facile à ôter q…q…qu’un panta…lon…
Et d’une main, il va chercher la ceinture de tissu qui retient toute ma soutane et tire dessus… non, décidément, je ne mérite pas son amour sincère, celui-ci me convient mieux et cela ne fera jamais souffrir mon compagnon, jamais… je ne tiens pas à le voir souffrir, il a déjà assez enduré pour le restant de ses jours…
(no subject)
Date: 2006-06-19 01:38 am (UTC)Et si je peux me permettre une critique: les longs-longs blocs de texte, c'est dur à lire. ^^; Je crois qu'ils pourraient être fractionnés en paragraphes moins longs pour être plus gentils pour l'oeil...
(no subject)
Date: 2006-06-19 07:52 am (UTC)J'adore le Zenon/Shien *fangirl*