Titre : Tempête
Auteur : Plume de plomb
Jour/thème : 2 juin / Vent
Fandom: Bleach
Personnages : Yachiru, Ken-chan et le reste de la 11ème division
Rating : G
Disclaimer : pas à moi, malheureusement, les persos appartiennent à Tite Kubo
Note de l’auteur : Imaginez un peu la 11ème division dans un univers alternatif, le nôtre, il y a de cela quelques siècles, lors des guerres coloniales aux abords des côtes du nouveau continent… héhé, l’aventure continue !
Participation au concours de fin de mois : non
- Yumichika !
- Capitaine ?
- Où est encore passée Yachiru ?
- Elle se trouve dans les cales parmi ses bijoux !
- Mouais, c’est pas dans ses habitudes de perdre l’esprit devant de telles babioles !
Le maître canonnier Yumichika haussa les épaules et reprit ses activités qui étaient de hurler sur les matelots qui avaient osé abîmer les canons et les forcer à frotter pour qu’il puisse voir son si beau reflet en se regardant sur ses armes préférées et bien évidemment, fournir les quelques ordres nécessaires pour épargner d’autres coups aux cannons à cause de l’agitation maritime et de protéger la poudre de la pluie qui parvenait à s’infiltrer par les meurtrières de la coque.
Déambulant dans son bateau, Zaraki ne semblait pas affecté par le fait que son galion tanguait dangereusement, la tempête faisait rage sur la mer ce jour là et le vent s’était décidé à empêcher l’équipage de Zaraki Kenpachi d’atteindre l’île où les pirates se réunissaient pour échanger leurs butins autour d’un bon verre de rhum. Finalement, il atteignit la cale où se trouvaient leurs nombreux butins et trouva Yachiru endormie sur le tas de joyaux qu’ils avaient trouvés dans un navire de gardes côtes anglais, croisés la nuit précédente.
Le capitaine du navire s’approcha de l’endormie et la réveilla sans plus de cérémonie ce qui lui attira les foudres de son bras droit !
- Ken-chan ! Pourquoi tu m’as réveillée ?
- On ne dort pas ici !
- Mais je faisais un super rêve ! On était sur l’île des pirates et Urahara venait de m’offrir l’épée que je veux avoir depuis deux ans !
- Cet arnaqueur n’aurait jamais fait ça ! Et ton épée, tu l’auras, faut pas te stresser comme ça à longueur de journée ! Et si il ne veut pas te la donner, tu le menaces !
- Oui, je sais, mais à cause de cette tempête et de ce vent, on va pas arriver sur l’île avant une semaine ! Tu te rends compte ? Je pourrai pas attendre jusque là !
Zaraki soupira, Yachiru avait beau être douée au combat ou penser comme un vrai pirate, elle restait toujours une jeune adolescente qui réagissait encore comme une enfant. C’était lourd, parfois, mais il ne disait rien, à quoi bon ? Le bateau tangua plus fort que précédemment et le frêle bras droit du capitaine se retrouva propulsé parmi les bijoux avec lesquels elle pourrait enfin acheter la lame de ses rêves… et la seule chose qu’elle trouva à faire, ce fut d’éclater de rire. Et bien, la jeune enfant oubliait bien vite ses soucis, elle était pire que le vent lui même qui était en train de les mener à la baguette !
Jugeant qu’il ne pourrait rien tirer de sa subordonnée pour la matinée, le capitaine sortit de la pièce sans rien ajouter de plus… Après tout, elle apprendra bien un jour ou l’autre ce qu’il était venu lui dire, que la tempête les avait pris de court et qu’ils n’allaient pas pouvoir atteindre la terre ferme non pas avant une semaine mais avant un mois, il espérait au moins que les réserves de nourritures allaient tenir jusque là.
Dès qu’il ouvrit la porte qui menait au pont, il fut attaquer par une énorme vague qui le trempa jusqu’aux os. Sur le bateau, l’agitation était à son beau fixe, les tempêtes étaient des adversaires aussi rudes que la police maritime. Certains matelots s’employaient à baisser les dernières voiles, affrontant les clameurs de la tempête en se cramponnant aux cordages pour ne pas se faire emporter par le vent. D’autres faisaient des allés et retours entre le ponts et les cales où se trouvaient les cannons et les poudres afin de donner les dernières nouvelles.
Bien vite, Ikkaku, le navigateur du navire, revint des cales à son tour. Cette fois, il avait attaché son bandeau sur son crâne, mince bouclier contre l’eau intrépide. Il se dirigea rapidement vers le timonier et lui conféra ses quelques ordres, son interlocuteur fit alors la manœuvre demandée en tournant difficilement le gouvernail. Un sourire aux lèvres, il observait l’équipage se mouvoir sous ses ordres, les temps de tempêtes, bien qu’ils étaient toujours mal accueillis, étaient les seuls moment où il pouvait commander, le capitaine lui faisant entièrement confiance. Cette bataille allait être longue, il le savait, et il se régalait déjà à l’avance, ce genre de combat lui allant à merveille !