19 mai- amertume- Doctor Who
May. 19th, 2008 12:09 amAuteur: Statue de Sel
Jour/Thème: 19 mai/amertume
Fandom: Doctor Who
Personnage/Couple: Jack+Docteur; Docteur+Maître
Rating: G
Warnings éventuels: Spoilers sur le dernier épisode de la saison 3
Disclaimer: Jack, le Docteur et le Maître ne sont pas à moi, mais à la BBC...
Participation au vote de fin de mois: Oui/Non: nope
J'aime faire souffrir Jack ^___^
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La manière dont le Maître s’est écroulé lorsqu’il reçut la balle tiré à bout portant, cette façon qu’il a eu de rester debout, vacillant à peine, comme accusant le coup, à peine surpris, pour finalement s’effondrer lorsque le Docteur fut prêt à le rattraper.
Cela a duré deux secondes à peine, mais Jack serait prêt à parier que le Maître ne serait jamais tombé s’il n’y avait pas eu de Docteur pour le rattraper.
Il se demande s’il est le seul à avoir pensé cela.
Jack voudrait se tromper, il voudrait avoir tort, mais, même en ne les regardant que de loin, il sait qu’il a juste un peu trop raison. Il peut dire ça simplement à la manière qu’a le Docteur de leur tourner le dos à tous en cet instant, comme s’ils n’existaient pas, et sans doute est-ce le cas, au moins pour lui.
Il voudrait bien que cela ne soit pas en train de se passer, il aurait tant voulu… que le Docteur ne soit pas là pour rattraper le Maître, qu’il refuse, qu’il se défile, qu’il le regarde s’effondrer, qu’il ne soit tout simplement pas là pour lui. Après tout, ça n’aurait été que justice, du moins à ses yeux mais, de toute évidence, pas aux leurs.
Ça n’est pas de la douleur qu’il ressent, du moins, pas à proprement parler. La douleur, ça été l’emprisonnement, et tout ce que le Maître a trouvé d’amusant à lui faire subir durant ce laps de temps. La douleur, ça a été trois cent soixante cinq jours, et ce presque non-stop. La douleur n’est définitivement pas ce qu’il ressent en cet instant précis.
C’est l’amertume qui le broie, parce qu’il a osé vouloir y croire, et qu’il s’est entêté même lorsque son cerveau lui criait que ça n’en valait pas la peine. C’est le fait d’avoir osé remettre ce qu’il y a en lui de fragile et de déjà bien abîmé entre des mains qui jamais n’en voudront, et de s’en rendre compte. C’est devoir admettre qu’il n’y a pas de place pour lui, qu’il n’y en aura jamais, et quand bien même ça ne pourrait tout simplement jamais être pour lui, jamais, jamais.
D’une certaine façon, les cris, le désespoir, le corps tremblant du Docteur ne sont que justice mais, même ainsi, Jack n’arrive pas à lui en vouloir. Il est amer mais pas cruel, du moins pas de cette manière, et surtout pas avec cet homme. Que le Docteur pleure parce que lui aussi a espéré en quelque chose ne le regarde finalement pas, ne le regarde finalement plus.
Debout et hors d’atteinte, Jack les regarde. Il ne fait que ça, il ne peut faire que ça, et essayer de réaliser, d’accepter, que sa vie est ailleurs, quelque part, et qu’elle n’attend que lui.
N’est-ce pas?